Dans le package, une tête et deux corps souples. Ça prolonge un peu la durée de vie, surtout quand les lieus ou les bars sont franchement agressifs.
Niveau action de pêche : on peut le ramener en linéaire, en dandine, en traction… et il coule comme un caillou, pas comme certains leurres qui flottent trois heures. Bref, un "lançon" prêt à pêcher direct, qu’on sorte du kayak, du bord ou du bateau.
Gamme de tailles et poids du Sandy Andy
Westin propose le Sandy Andy dans un paquet de tailles et grammages différents, c’est là-dessus qu’ils ont fait fort. Selon ta zone de pêche, le courant et la gueule du poisson, tu choisis
ta config. Voici ce que ça donne en général :
| Longueur | Poids | Utilisation recommandée |
|---|---|---|
| 10 cm | 12 g | Bar du bord, petits carnassiers, zones calmes |
| 15 cm | 42 g | Polyvalent mer, bar, lieu, pêche mixte |
| 17 cm | 62 g | Pêches plus profondes, zones de courant, beaux lieus |
| 23 cm | 150 g | Gros poissons, traîne, pêche profonde |
| 28 cm | 300 g | Très gros poissons, pêche exotique ou profonde |
À chaque fois, c’est la même finition soignée, on change juste la taille de la bouchée pour s’adapter à la saison ou à l’espèce visée.
Palette de coloris disponibles
Ce qui frappe, c’est le nombre de coloris qu’il y a sur le Sandy Andy : du naturel genre 'Lançon argenté' à des trucs plus flashy (bleu chrome, chartreuse) pour l’eau sale ou la
météo pourrie. J’en ai vu une douzaine minimum (ça change selon les shops et les années). Ce choix, c’est pas juste pour l’esthétique : ça permet d’ajuster pile poil quand les poissons sont sélectifs.
| Coloris | Description |
|---|---|
| Lançon | Argent, dos vert/bleu, naturel, parfait imitation |
| Mackerel | Rayures bleues/vertes, style maquereau, très mer |
| Sandeel | Gris pâle, dos sombre, passe-partout |
| Chartreuse | Fluo pour eau teintée, basse lumière |
| Blue Chrome | Bleu métallique, brillance maximale |
Honnêtement, j’ai plus de touches sur le naturel dès que l’eau est claire et sur le chartreuse quand c’est "lait" ou à marée du soir. Mais chacun sa sauce.
Montage et robustesse
La tête plombée est moulée avec l’hameçon dans la masse, pas de bavure, l’hameçon japonais est aussi acéré qu’annoncé. Le montage est simple, on "visse" le corps sur la tête, ça tient
fort, et surtout on peut remplacer le corps sans tout jeter dès que c’est arraché par un poisson ou un rocher.
On peut dire ce qu’on veut, mais j’ai cramé bien moins de Sandy
Andy que de leurres souples classiques – le côté assez ferme aide, et l’ancrage du leurre sur la tête évite les corps qui glissent au bout de deux lancers.
Il existe aussi une version Weedless pour passer dans les laminaires et les coins encombrés, le système texan intégré est bien foutu, mais sur le bord de mer bien découvert on reste souvent sur la version normale.
Animation et efficacité en action de pêche
Le gros atout du Sandy Andy : animation simplissime et ça prend du poisson. La forme profilée fait que même sans être un génie, tu peux pêcher correctement. Je le lance loin, je
laisse descendre, puis soit je ramène "linaire" (genre lentement, la canne basse), soit je fais quelques jerks pour réveiller un bar endormi. La caudale (queue paddle) travaille toute seule, à faible
vitesse ou à la volée.
Pour la pêche verticale (sur épaves), tu laisses descendre, tu relèves violemment, à la descente ça prend sec les lieus (et parfois de gros maquereaux).
Les touches
ne se font pas attendre, le leurre coule super vite, donc pas besoin de mettre très lourd comme sur d’autres modèles. Je valide à fond sur le bar, lieu, petit cabillaud… J’ai eu des échos de turbot aussi
sur le modèle 10cm.
Les plus et les moins du Sandy Andy (avis perso)
Avantages :
- Action hyper réaliste, même lentement
- Solidité : tient bien quand les poissons s’acharnent
- Changement rapide de corps (économique dans la durée)
- Beaucoup de tailles et coloris
- Yeux 3D et détails peinture soignés
- Arme de choix sur le bar ET le lieu, polyvalent vrai de vrai
- Le prix pique comparé à des leurres plus simples
- Pas trop fait pour poser sur le fond (pas weedless sauf sur la version Texan)
- Certains coloris moins solides face aux dents de poisson ou roches
Retour d’expérience en conditions réelles
Après pas mal de sessions dans le 56 et le Finistère sud, j’ai assez peu galéré à faire du poisson avec ce machin. Même quand les bars sont chipoteurs, un Sandy Andy en 15cm, dos bleu ou chartreuse, ça fait le café. Sur les sessions de kayak, ça descend
vite, pas de vrillage, et aucun problème à ferrer plusieurs poissons sur le même leurre. En bateau, sur chasse de lieux, c’est Red Bull pour les prédateurs : tape directe.
Petit bémol : prévoir quelques corps de rechange, en saison de dentiers furieux (lieus notamment). Pense à rincer le leurre après chaque sortie, la peinture tient mieux comme ça.
À qui conseiller le Sandy Andy ?
Je conseille le Sandy Andy à tous les pêcheurs mer, du débutant au confirmé. Pour ceux qui veulent un leurre simple, multi-espèces et prêt à pêcher, il fait carrément le job. Les vieux
puristes qui veulent tout monter eux-mêmes râleront sur le prix, mais pour ceux qui veulent passer plus de temps la canne à la main qu’à bricoler, c’est une valeur sûre.