Bon, alors que dire sur ce nouveau swimbait OSP Karen 180 franchement ? Bah déjà, on va pas se mentir : à la première prise en main tu sens que c’est du matos sérieux. C’est un leurre articulé, 18 cm, 50g à peu près, donc déjà on est pas sur un leurre à perche ou à chevesne. Si t’aimes pêcher le broc ou tenter les gros blacks, c’est pile pour ça.
La grosse particularité, c’est cette forme hybride dur/souple. La tête est en ABS rigide, le corps est souple et la caudale aussi. Cette construction fait que la nage, ben c’est pas comme un swimbait classique… Le Karen 180 arrive à mélanger le côté naturel, genre souple, + des vibrations bien présentes du corps dur. C’est honnêtement bien foutu.
En plus, le leurre est flottant. Du coup tu peux le manipuler super facilement dans des spots peu profonds, ou autour d’obstacles parce que la grosse bavette carrée fait aussi un super taf pour éviter les accros.
Fiche technique rapide – OSP Karen 180
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Type | Swimbait hybride flottant |
| Longueur | 180 mm |
| Poids | 50 g |
| Construction | Tête ABS rigide, corps souple |
| Bavette | Large, carrée |
| Hameçons | KENCLAW #1 devant / #3 derrière (Hayabusa) |
| Type de nage | Linéaire ou stop&go |
| Tailles et coloris | 9 coloris dispo |
| Accessoires | 1 queue de rechange |
Au niveau des coloris et modèles disponibles ?
Bon là-dessus, OSP a fait les choses bien : t’as la version standard et la Karen 180SW (pour le seabass, mais franchement elle marche pour tout). Pour les coloris, ya franchement de quoi s’y perdre, parce que le leurre existe en neuf couleurs différentes donc tu peux adapter selon la lumière, la saison, l’eau claire ou sale.
| Référence | Coloris du Karen 180 |
|---|---|
| 01 | Ayu |
| 02 | Chartreuse Back Pearl |
| 03 | M Wakasagi |
| 04 | Mat Tiger |
| 05 | M Fire Red |
| 06 | Ghost Shad |
| 07 | Gold Shiner |
| 08 | Pink Back Yamame |
| 09 | Real Yamame |
Ça, c’est le genre de panel où, sérieux, t’as toujours un coloris qui va décider un poisson, surtout les jours où ils font vraiment la gueule.
Comportement du Karen 180 en action
Alors, niveau nage : le Karen 180, il fait le taf. Que tu récupères vite, lent, ou en stop&go, le leurre reste très stable. Il tire pas trop dans la canne (genre tu peux l’utiliser une grosse partie de la journée sans finir avec le poignet en vrac) et il évite plutôt bien les obstacles, la bavette travaille bien.
En linéaire pur, il ondule juste ce qu’il faut, la nage n’est pas exagérée, c’est subtil mais visible de loin, même dans l’eau un peu teintée. En stop&go (franchement, c’est là qu’il excelle), à chaque pause y a la caudale qui finit de s’animer toute seule, comme un vrai poisson. Si tu pêches des spots à gros blacks éduqués, c’est parfait, parce que c’est souvent là qu’ils attaquent – à la pose.
Il flotte donc même au-dessus de l’herbier ou en tapant dans le cover, pas trop de prises de tête.
Matériaux & robustesse
On sent que le leurre a été bossé pour durer. La tête ABS n’a pas peur des chocs (en mode bourrin dans les cailloux, ça tient). Le corps souple, et surtout la queue, tient bien sans s’arracher au premier broc. En plus, ils filent une queue de rechange dans le pack.
L’armement Hayabusa est solide, piquant, NEUF à chaque sortie (grave important sur ce type de leurre, perso je change souvent les triples sur les leurres grandes séries… ici même pas besoin tant que ça pique).
Le Karen 180 en conditions réelles – mes essais sur l’eau
Bon, pour les tests, je l’ai mis à l’eau sur différents plans d’eau et trois rivières un peu encombrées. Franchement, il m’a sorti deux brocs et un joli bass la première semaine. En linéaire rapide, j’ai pris sur une souche en pleine eau, brochet qui a tapé assez violemment.
En mode lent/stop&go, l’attaque du bass était hyper discrète, j’aurais juré à peine une tape mais il l’a coffré plein bec.
Dans les zones avec herbiers et arbres morts, franchement, la bavette fait le travail, pas beaucoup d'accroches et jamais de décrochage sur poisson.
J’aime bien aussi la possibilité de le faire remonter tout de suite en pause – très utile quand tu sens le leurre riper sur une racine ou une branche. Même quand tu pêches à vue, il reste visible avec certains coloris flashy.
Les vrais plus (et ce que j’aime moins !)
Ce que je kiffe sur le Karen 180 c’est :
- Sa polyvalence, tu peux passer de la rivière au grand étang sans changer de leurre.
- Les finitions sont canons, le réalisme des coloris (genre le Real Yamame, super bluffant).
- La nage super naturelle, même en pause, qui déclenche de vrais poissons.
- L’armement costaud, rarement vu aussi bon sur un leurre du commerce.
- Flottant, donc super pratique pour éviter les obstacles.
- Il tient même en récupération vraiment lente, truc bien rare sur les gros swimbaits.
Par contre :
- Le prix pique un peu (on est sur du haut de gamme OSP, quoi…)
- C’est un leurre assez volumineux, donc pas tout-terrain niveau canne : faut un ensemble big-bait.
- Faut prendre le coup pour le ferrage sur les attaques molles (ça m’arrive de trop attendre le feeling).
Quelques astuces après plusieurs sessions
Après quelques sorties, voilà ce que je conseille :
- N’hésite pas à varier les vitesses de récupération, le Karen 180 est très tolérant et tu peux facilement trouver LA bonne animation du jour.
- Le top c’est de le combiner avec des pauses longues en zone encombrée, la nage de la caudale est redoutable et bien visible si l’eau n’est pas dégueulasse.
- Si tu tapes dans les herbiers, utilise les coloris flashy, franchement les attaques sont plus faciles à détecter.
- Prévois toujours la queue de rechange, les brochets font parfois des dégâts (et c’est rageant de devoir rentrer juste pour ça).
Conclusion à la sauce pêcheur pas parfait
En vrai, le OSP Karen 180, il met un coup de pied dans le game des swimbaits. J’ai rarement eu un leurre aussi polyvalent et bien fini. C’est pas donné, mais si t’es sérieux avec une pêche gros poisson, tu vas kiffer.
Ça change vraiment quand t’es dans des eaux surpêchées ou les gros poissons connaissent tout : ici, ça passe par-dessus.
Franchement, à essayer au moins une fois quand t’as envie de prendre un beau carnassier qui bave pas sur tous les leurres.